Français, je vous haime – Stephen Clarke

Titre : Français, je vous haime
Titre VO : Talk to the snail
Auteur : Stephen Clarke
Traducteur : Thierry Cruvellier
Genre : Littérature contemporaine
Edition : Pocket
Parution : Septembre 2010
Pages : 243
Prix : 6,70 €
ISBN : 978-2-266-20627-3
Note : 15/20
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Auteur : Alors qu’il vivait en France depuis dix ans, le journaliste britannique Stephen Clarke décida de rédiger un petit « guide de survie » à l’usage de ses compatriotes exilés au pays des froggies. Imprimé initialement à 200 exemplaires, A year in the Merde –c’est son titre original-, est mis en vente sur le site internet de l’auteur qui se charge de le livrer lui-même chez quelques libraires. Le bouche à oreille s’en mêle et l’ouvrage se vend à plusieurs milliers d’exemplaires à Paris avant qu’un éditeur anglais en acquière les droits. Devenu un best-seller au Royaume-Uni, God save la France est paru aujourd’hui dans plus de vingt langues.

Résumé : « Ils disent que le client est roi, et on sait ce qu’ils ont fait de leur famille royale. Ils prétendent que la langue anglaise assassine la leur, pourtant ils adorent surfer sur le web et trouvent le vintage très hype. Néanmoins, soyons fair-play : nous nous moquons des Français, mais nous les aimons vraiment. Ils sont arrogants, et nous voudrions avoir une telle confiance en nous ; ils sont hypocrites, et nous envions leur façon de s’en tirer malgré tout à chaque fois. »
Depuis qu’il vit et travaille en France, Stephen Clarke s’efforce de comprendre les étranges rites de son pays d’accueil. Il traque avec finesse les tics et obsessions des Français et va même jusqu’à leur reconnaître certaines qualités ! 1Avec photos compromettantes et tableaux fallacieux à l’appui, il explique pourquoi nos perfides voisins nous haiment tant.

Lu en : Juin 2012

Chronique :

Ma chronique sera un peu différente des autres pour ce livre, plus courte. Ce livre est un livre humoristique, alors je n’arrive pas à le critiquer comme je critique des romans. Il est divisé en différents commandements (abordant chacun un thème particuliers)que l’on peut lire séparément sans problème car il n’y a pas de continuité entre les chapitres.

J’ai vraiment adoré ce livre. J’ai ris, éclaté de rire du début à la fin. Je suis une grande fan de l’humour british en général, et voir un anglais critiquer certaines habitudes françaises, c’était du pur plaisir ! Même si sur certains points, je l’avais trouvé un peu dur, je me suis tellement retrouvée dans d’autres (la poste et la conduite, grandiose !) que c’était vraiment un régal. Certaines remarques ou situation sont tellement vraies qu’on se retrouve automatiquement dans le livre, dans ses situations qui ont pu nous exaspérer un jour, et on ne peut donc pas s’empêcher d’éclater de rire face à la façon que l’auteur a de les raconter.

C’est le livre idéal pendant les coups de blues, quand il fait moche dehors ou que vous devez vous coltiner transports en commun bondés et files d’attente interminables : un vrai rayon de soleil !
Et en bonus, 8 extraits pour vous donner envie d’acheter ce livre =P

Extraits :

« En jetant un coup d’œil sur un agenda français, on peut avoir l’impression que personne ne travaille jamais de ce pays. Et essayer d’appeler un bureau par téléphone un vendredi après-midi le confirme généralement » (page 38)

« Les français font beaucoup la grève et ce, pour une raison évidente : leurs grèves sont spectaculairement efficaces. » (page 47)

« On ne peut pas vivre en France si l’on ne s’intéresse pas à la nourriture. Les français ne respectent pas les gens qui se privent de tout plaisir et, malgré ce qu’ils peuvent dire au reste du monde, ils prennent la nourriture encore plus au sérieux que le sexe. » (page 57)

« « Vous n’avez pas à le savoir » : telle est la règle selon laquelle les choses se font en France. Sauf sous la contrainte, personne ne vous dit rien. » (page 127)

« A l’université, la vie relève encore plus de la survie. Dans un prétendu esprit de démocratie, les universités accueillent n’importe quel bachelier (et qui a une maman prête, le jour de l’inscription, à faire la queue pendant des heures). Du coup, les salles de classe et amphithéâtres sont bondés et les étudiants doivent se battre pour avoir un siège ou demeurer debout au fond. L’enseignant, lui, s’il n’est pas en grève ou absent pour faire une recherche mieux payées, arrive, parle dans un micro, puis disparaît. A la fin de la première année, la moitié des étudiants seront écartés faute d’avoir reçu assez de soutient. Darwin lui-même n’aurait pas pu inventer façon plus efficace de transformer de jeunes français en éclaireurs solitaires. » (page 148-149)

« Les feux rouges, bien sûr, sont une autre forme de file d’attente. L’attitude du français à leur égard est donc simple : ces feux ne sont là que pour l’empêcher de faire ce qu’il a d’important à faire. L’automobiliste français a deux raisons philosophiques supplémentaires d’ignorer les feux rouges. La première, pense-t-il, est que ces feux, à l’instar des préservatifs, on été inventés par quelque angoissé congénital qui pense que je ne sais pas faire attention à moi. La seconde est que si je décide qu’il n’y a pas de risques à brûler le feu, c’est qu’il n’y en a pas. Je suis français, je le sais donc mieux que quiconque. Au final, la conduite en France est à se tirer les cheveux. » (page 157)

« Les parisiens ne conduisent pas seulement comme des fous. Ils sont aussi parfaitement intolérants vis-à-vis des autres fous. » (page 158)

« Les français ont le génie de savoir être simultanément polis et offensants. On n’a pas été remis à sa place tant qu’on ne l’a pas été par un français. Ils le font avec un parfait aplomb, et peuvent vous souhaitez une bonne journée, vous traiter d’imbécile et vous envoyer paître dans une fange verbale avant même que vous ayez ouvert la bouche pour répondre. » (page 195)

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Alpha et Omega : L’origine – Patricia Briggs

Titre : Alpha et Oméga, l’origine
Titre VO : Alpha and Omega
Auteur : Patricia Briggs
Traducteur : Eléonore Kempler
Genre : Bit-lit
Tome :0
Edition : Milady
Parution : Mars 2011
Pages : 122
Prix : 6 €
ISBN : 978-2-8112-0498-3
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Note : 15/20

  • La couverture : 1,5/4
  • L’histoire : 3,5/4
  • Les personnages : 3,5/4
  • Les lieux : 2,5/4
  • Le style : 4/4

Auteur : Patricia Briggs menait une vie parfaitement ordinaire jusqu’à ce qu’elle apprenne à lire. A partir de ce moment-là, ses après-midi se déroulèrent à dos de dragon ou à la recherche d’épées magiques, quand ce n’étai pas à cheval dans les Rocheuses. Diplômée en histoire et en allemand, elle est professeur et auteur. Elle vit avec sa famille dans le Nord-Ouest Pacifique.

Résumé : Le prologue de la nouvelle série dans l’univers de Mercy Thompson !
Découvrez la rencontre d’Anna, une jeune louve battue et violée, et de Charles, le fils du chef des loups-garous d’Amérique du Nord.
Envoyé par son père pour démêler une affaire délicate à Chicago, Charles est accueilli par Anna, que sa meute traite en esclave. Leurs regards se croisent et il comprend qu’il va devoir apprivoiser cette farouche jeune femme qui est bien plus que ce qu’elle ne paraît …

Pourquoi ce livre ? J’adore la série Mercy Thompson du même auteur et je voulais absolument lire son autre série qui était dans le même univers. J’ai choisis de le relire car c’est une valeur sûre et que j’aimerais relire quelques unes de mes séries depuis le début pour pouvoir bien les chroniquer.

Lu en : Août 2012

Chronique :

Je trouve la couverture très jolie mais les personnages ne sont pas du tout comme je les imagine (ni comme ils sont décrits dans le livre), ce qui fait baisser ma note. Je n’ai pas compris pourquoi les illustrateurs avaient décidé de dessiner Charles en gris et blanc alors qu’il est brun-roux en réalité. J’ai aussi trouvé qu’il avait la taille d’un grand chien ou d’un loup normal (en le comparant à la taille humaine d’Anna) alors que les garous sont sensé être beaucoup plus imposants.
Enfin, l’attitude d’Anna sur la couverture m’a parue en total décalage avec son caractère. Rien que dans la quatrième de couverture, elle est décrite violée et battue, je ne l’imagine donc pas du tout allongée à moitié en sous vêtements, les doigts dans la bouche.
En bref, bien qu’elle soit jolie, la couverture m’a presque parue déplacée par rapport au caractère des personnages.

J’ai adoré retrouver l’univers que Patricia Briggs avait monté dans Mercy Thompson. L’histoire est bien construite, les liens entre les personnages bien expliqués et je pense qu’on peut tout comprendre sans avoir lu les Mercy Thompson avant.

Lors de ma première lecture, j’avais lu les livres dans l’ordre de publication, et j’avais donc lu le tome 1 avant de lire le tome 0, et ça avait plombé ma lecture du premier tome. Je pense que c’est important de lire les tomes dans l’ordre et de commencer par le prologue, ça rend la lecture du tome 1 plus fluide et permet une meilleure compréhension des liens entre les personnages, de leurs actions, etc.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, pouvoir vivre la rencontre de Charles et Anna. Ce livre apporte d’excellente bases pour la suite, que ce soit concernant les loups en général ou dans les relations entre les personnages principaux. Je trouve malgré tout que c’est un peu court (environ 120 pages au prix d’un poche) et qu’ils auraient pu intégrer ce long prologue au premier tome.

J’ai vraiment adoré le personnage de Charles (qui n’apparait pas ou très peu dans les Mercy Thompson, si mes souvenirs sont bons). En apparence, il est très froid, toujours maître de ses émotions, « lisse », mais lorsqu’Anna rentre en jeux, c’est comme ci sa carapace se brisait et que l’on découvrait un autre personnage. J’ai également beaucoup aimé sa façon de parler de son loup comme d’une entité bien séparée de lui, comme s’ils étaient littéralement deux à se partager la même tête et le même corps.

J’ai trouvé le personnage d’Anna très touchant et je me suis très vite attachée à elle. J’ai été révoltée en apprenant ce qu’elle avait subi et je l’ai trouvée très courageuse, très digne malgré tout. J’ai beaucoup aimé son caractère, sa façon de ne pas se laisser abattre et d’aller de l’avant. Sa meute la martyrise littéralement au début du livre, et pourtant j’ai quand même trouvé que c’était un personnage très fort.

Et enfin, il y a Bran, qui est le Marrok (le grand chef de tous les loups garous d’Amérique du nord), et j’aime beaucoup son personnage. Il a une façon d’être omniprésent, de tout savoir (alors que finalement on le voit très peu) et de protéger tous ses loups que j’adore.

L’histoire se passe à Chicago, en grande partie dans le petit appartement d’Anna. J’ai bien aimé le lieu de résidence de la meute et son histoire, mais j’ai vraiment hâte de retrouver les personnages là où ils décident de partir à la fin du livre (suspense, suspense ^^).

Concernant le style de l’auteur, ça m’a fait un bien fou de retrouver la plume de Patricia Briggs ! J’ai lu ce tome d’une traite et je me suis régalée, et c’était vraiment un réel soulagement après la « panne littéraire » qui m’a paralysée une partie de l’été. Le style est fluide, ça coule tout seul, les pages tournent les unes après les autres comme par magie et on est presque surpris d’être à la fin du livre une fois que la dernière page se tourne. Du pur bonheur !

Bilan : J’ai adoré ce livre, et je le recommande chaudement (et surtout, surtout, commencez bien par celui-ci et pas par le tome 1, j’insiste).

Extraits :

« Charles se surprit à sourire encore, un vrai sourire cette fois-ci, et il la sentit se détendre un peu plus … et son visage ne lui faisait pas mal du tout. Il devrait appeler son frère Samuel pour lui dire qu’il avait finalement appris que son visage ne craquerait pas s’il souriait. Pour le comprendre, il lui avait suffi d’un loup Omega. » (page 24)

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Zouck – Pierre Bottero



Titre : Zouck

Auteur : Pierre Bottero
Genre : Jeunesse
Tome : Unique
Edition : Flammarion (collection tribal)
Parution : Mars 2010
Pages : 155
Prix : 7€
ISBN : 978-2-0816-2446-7

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Note : Coup de coeur

Auteur : L’auteur est né dans les Alpes en 1964. Il a vécu en Provence, dans un petit village où il a longtemps exercé la profession d’instituteur. Passionné par son métier, mais aussi par les livres, il a commencé à écrire pour la jeunesse en 2001. Amies à vie est sont premier roman aux éditions Flammarion. Il a publié de nombreux récits fantastiques aux éditions Rageot. Il est décédé en novembre 2009.

Résumé : « La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusq’uà devenir parfaits. »
Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn. Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre. Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante …

Pourquoi ce livre ? Parce que c’est du Bottero.

Lu en : Juin 2012

Chronique :
Je trouve la couverture sublime, même si au fond, elle est assez simple. J’aime beaucoup le gros plan sur les chaussons, accrochés à la barre, comme abandonnés. Et la couleur rose fuchsia du titre et de la quatrième de couverture me plait beaucoup, c’est frais et girly. La couverture donne envie de s’intéresser au livre, même sans connaitre l’auteur ou la quatrième.

J’ai aimé la délicatesse de l’auteur, qui n’a jamais donné de poids ou de mensurations pendant tout le livre alors que ces chiffres étaient l’obsession de Zouck. Cela permet d’éviter aux lectrices (lecteurs ?) de se sentir mal en lisant.
Pierre Bottero a réussi a parlé de deux sujets très importants et délicats à travers ses personnages, il a réussi à amener ces sujets de façon à toucher un large de public, sans être moralisateur.
C’est assez dur de résumer un si petit nombre de pages sans spoiler, alors juste, lisez ce livre.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Zouck, on peut facilement s’identifier à elle, c’est une héroïne simple, qui pourrait être une personne que l’on connait dans la vraie vie, voire nous même. J’ai trouvé sa chute dans la maladie très subtile, insidieuse, très bien amenée. Ce qui lui arrive est réaliste, ce qui fait que l’on y croit vraiment.
J’ai eu du mal à cerner Maiwenn au début du livre, mais finalement, c’est le personnage qui m’a le plus touchée, surement parce que je ne m’attendais pas du tout à ce qui lui est arrivé.
On sent que les personnages secondaires (les parents de Zouck, ses professeurs de danse et du lycée) sont tous spectateurs, ils ne peuvent rien faire, même une fois que la maladie est nommée, ils sont impuissants face à elle. C’est la petite sœur de Zouck, Laura, qui m’a le plus touchée parmi ces personnages.

J’ai trouvé que l’école de danse dans son ensemble, ainsi que la salle de bain de Zouck étaient des pièces oppressantes. Des pièces qui entrainaient Zouck un peu plus profondément dans son malaise à chaque fois. Il n’y a pas de pièce rassurante, aucun endroit qui calmerait le tension qui monte au fur et à mesure du livre. L’anorexie est partout.

Du pur Bottero, et bon sang, ce que c’était bon ! Je me demandais si l’auteur me charmerait toujours autant dans un univers complètement normal, sans aucun élément fantastique, et c’est réussi, ce livre est un petit bijou. Je l’ai savouré aussi longtemps que j’ai pu, en essayant de faire durer le plus longtemps possible les 155 petites pages, et je me suis régalée. L’auteur m’a embarqué dans son univers, et j’ai vibré, j’ai pleuré (comme d’habitude). Il a une plume simplement extraordinaire, une précision, une justesse dans les mots, et toujours une certaine douceur par derrière, même sur des sujets aussi difficiles que l’anorexie. J’ai adoré.

Bilan : Une perle, une pépite, du pur bonheur et des larmes. Si je devais décrire ce livre en un mot, ce serait : délicatesse. Me dire qu’il n’écrira plus jamais rien d’autre me fend le cœur. A lire absolument !


Extrait :

 Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu’un chasseur lui tire dessus, lorsque son corps percé de mille blessures ne lui répond plus, lorsque ses plumes arrachées par les plombs tournoient dans le ciel autour de lui, lorsque ses ailes brisées pendent, inutiles ?
Il souffre.
Il souffre et il tombe.  (page 56-57)

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La sélection – Kiera Cass


Titre :
  La sélection

Titre VO :  The selection
Auteur : Kiera Cass
Traducteur : Madeleine Nasalik
Genre : Dystopie
Tome : Premier tome d’une trilogie
Edition : Robert Laffont (collection R)
Parution : Avril 2012
Pages : 344
Prix : 16,90€
ISBN : 9-782221-129289

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Note : 16,5/20

  • La couverture : 4/4
  • L’histoire : 3,5/4
  • Les personnages : 3/4
  • Les lieux : 2/4
  • Le style : 3,5/4

Auteur : Née en 1981 en Caroline du Sud, Kiera Cass est une auteure comblée. Grande fan de littérature pour jeunes adultes, elle vit un réel conte de fées depuis que son éditrice chez Harper Collins est tombée amoureuse de sa trilogie dystopique, La sélection.

Résumé : 35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.

Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombrés dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeà, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont tente-cinq jeunes filles : la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l’héritier du trône.

Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Enterer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras …

Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés …

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

Pourquoi ce livre ? Pour sa magnifique couverture et tous les éloges lus sur la blogosphère.

Lu en : Juin 2012

Chronique :

La couverture est sublime, elle donne envie de se plonger dans le livre. Elle nous fait anticiper l’univers de paillettes, de robes de princesses que l’on retrouve dans le livre. Elle correspond parfaitement au thème et attire le regard.

J’ai adoré le principe de l’histoire qui mêle téléréalité et vie de princesse, suivre America et les sélectionnées lors de leurs changements de tenues, leur relooking. J’ai beaucoup aimé l’ambiance entre les filles, les motivations et les caractères très différents chacune.

Je regrette de ne pas avoir eu plus d’informations concernant l’histoire d’Illeà, les troisième et quatrième guerres mondiales, ainsi que sur le système de castes. Les inégalités en matière d’éducation m’intriguent beaucoup et je me demande s’il y a autre chose qu’une inégalité sociale derrière ce fait.

Les attaques des renégats sont intéressantes et inattendues, ce qui permet de réinjecter de l’action dans le récit. Leurs motivations restent floues, ce qui permet au lecteur de faire ses propres hypothèses en attendant la suite.

J’espère en apprendre plus sur l’histoire et la politique d’Illeà dans les prochains tomes.

J’ai beaucoup aimé les personnages du livre, que ce soit en bien ou en mal, ils ont réussi à m’inspirer des réactions fortes.

America est une jeune fille simple, forte, amoureuse, à laquelle on peut facilement s’identifier. Elle a un caractère bien trempée, et j’aime beaucoup ses réactions lors des attaques des renégats.

Je n’ai pas aimé Aspen et son caractère de macho, sa façon d’agir envers America. Et j’ai profondément détesté Celeste la peste.

Mon personnage préféré est sans aucun doute Maxon. J’ai beaucoup aimé le contraste entre ce qu’America pense de lui au premier abord et ce qu’elle découvre de lui au fil de leurs discussions. J’ai trouvé que c’était le personnage le plus sincère du roman, concernant ses sentiments, même si l’on sent au long du livre qu’il cache quelque chose (politiquement), et il me tarde de découvrir quoi dans les prochains tomes.

J’ai beaucoup aimé l’idée de me retrouver dans un château, ainsi que les nombreux passages secrets qui étaient présents. J’ai malgré tout regretté de ne pas visiter un peu plus le château et de toujours rester globalement dans les mêmes pièces.

Le style de l’auteur est fluide, facile à lire. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, les actions s’enchaînent et on ne voit pas le temps passer. J’ai aimé que le langage soit différent lorsque la famille royale parle (ou que l’on s’adresse à elle) et lorsque les candidates parlent entre elles. J’ai également apprécié de rentrer directement dans l’action et d’avoir les informations apportées au fur et à mesure de l’histoire.

Bilan : Un excellent roman qui se lit d’une traite, sans temps mort avec une héroïne au caractère bien trempé et à laquelle on peut facilement s’identifier. Beaucoup de questions, et forcément beaucoup (trop ?) d’attentes concernant les tomes suivant, en espérant qu’ils seront à la hauteur du premier.

Extrait :

– Mais c’est une très belle cage, convenez-en.
– Je n’en suis pas si sûre. Faites cohabiter dans votre cage dorée trente-cinq furies prêtes à s’entretuer pour obtenir ce qu’elles veulent, vous verrez le résultat.   (page 135)

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