Zouck – Pierre Bottero



Titre : Zouck

Auteur : Pierre Bottero
Genre : Jeunesse
Tome : Unique
Edition : Flammarion (collection tribal)
Parution : Mars 2010
Pages : 155
Prix : 7€
ISBN : 978-2-0816-2446-7

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Note : Coup de coeur

Auteur : L’auteur est né dans les Alpes en 1964. Il a vécu en Provence, dans un petit village où il a longtemps exercé la profession d’instituteur. Passionné par son métier, mais aussi par les livres, il a commencé à écrire pour la jeunesse en 2001. Amies à vie est sont premier roman aux éditions Flammarion. Il a publié de nombreux récits fantastiques aux éditions Rageot. Il est décédé en novembre 2009.

Résumé : « La musique était une onde qui me portait. Toujours plus haut. Je me sentais légère, presque éthérée. J’avais la sensation que mes gestes pouvaient s’affiner jusq’uà devenir parfaits. »
Anouck, dite Zouck, a une passion : la danse. Qu’elle partage avec sa meilleure amie, Maiwenn. Jusqu’au jour où elles s’éloignent l’une de l’autre. Zouck, obsédée par l’idée de perdre quelques kilos superflus, se coupe du monde. De son côté, Maiwenn, follement amoureuse, devient de plus en plus distante …

Pourquoi ce livre ? Parce que c’est du Bottero.

Lu en : Juin 2012

Chronique :
Je trouve la couverture sublime, même si au fond, elle est assez simple. J’aime beaucoup le gros plan sur les chaussons, accrochés à la barre, comme abandonnés. Et la couleur rose fuchsia du titre et de la quatrième de couverture me plait beaucoup, c’est frais et girly. La couverture donne envie de s’intéresser au livre, même sans connaitre l’auteur ou la quatrième.

J’ai aimé la délicatesse de l’auteur, qui n’a jamais donné de poids ou de mensurations pendant tout le livre alors que ces chiffres étaient l’obsession de Zouck. Cela permet d’éviter aux lectrices (lecteurs ?) de se sentir mal en lisant.
Pierre Bottero a réussi a parlé de deux sujets très importants et délicats à travers ses personnages, il a réussi à amener ces sujets de façon à toucher un large de public, sans être moralisateur.
C’est assez dur de résumer un si petit nombre de pages sans spoiler, alors juste, lisez ce livre.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Zouck, on peut facilement s’identifier à elle, c’est une héroïne simple, qui pourrait être une personne que l’on connait dans la vraie vie, voire nous même. J’ai trouvé sa chute dans la maladie très subtile, insidieuse, très bien amenée. Ce qui lui arrive est réaliste, ce qui fait que l’on y croit vraiment.
J’ai eu du mal à cerner Maiwenn au début du livre, mais finalement, c’est le personnage qui m’a le plus touchée, surement parce que je ne m’attendais pas du tout à ce qui lui est arrivé.
On sent que les personnages secondaires (les parents de Zouck, ses professeurs de danse et du lycée) sont tous spectateurs, ils ne peuvent rien faire, même une fois que la maladie est nommée, ils sont impuissants face à elle. C’est la petite sœur de Zouck, Laura, qui m’a le plus touchée parmi ces personnages.

J’ai trouvé que l’école de danse dans son ensemble, ainsi que la salle de bain de Zouck étaient des pièces oppressantes. Des pièces qui entrainaient Zouck un peu plus profondément dans son malaise à chaque fois. Il n’y a pas de pièce rassurante, aucun endroit qui calmerait le tension qui monte au fur et à mesure du livre. L’anorexie est partout.

Du pur Bottero, et bon sang, ce que c’était bon ! Je me demandais si l’auteur me charmerait toujours autant dans un univers complètement normal, sans aucun élément fantastique, et c’est réussi, ce livre est un petit bijou. Je l’ai savouré aussi longtemps que j’ai pu, en essayant de faire durer le plus longtemps possible les 155 petites pages, et je me suis régalée. L’auteur m’a embarqué dans son univers, et j’ai vibré, j’ai pleuré (comme d’habitude). Il a une plume simplement extraordinaire, une précision, une justesse dans les mots, et toujours une certaine douceur par derrière, même sur des sujets aussi difficiles que l’anorexie. J’ai adoré.

Bilan : Une perle, une pépite, du pur bonheur et des larmes. Si je devais décrire ce livre en un mot, ce serait : délicatesse. Me dire qu’il n’écrira plus jamais rien d’autre me fend le cœur. A lire absolument !


Extrait :

 Savez-vous ce que ressent un oiseau lorsqu’un chasseur lui tire dessus, lorsque son corps percé de mille blessures ne lui répond plus, lorsque ses plumes arrachées par les plombs tournoient dans le ciel autour de lui, lorsque ses ailes brisées pendent, inutiles ?
Il souffre.
Il souffre et il tombe.  (page 56-57)

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