Une place à prendre – JK Rowling

Titre : Une place à prendre
Titre VO : The casual vacancy
Auteur : JK Rowling
Traducteur : Pierre Demarty
Genre : Contemporain
Tome :Unique
Edition : Grasset
Parution : 28 septembre 2012
Pages : 680
Prix : 24€
ISBN : 978-2-246-80263-1
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Note : 14/20

  • La couverture : 0,5/4
  • L’histoire : 3/4
  • Les personnages : 4/4
  • Les lieux : 2,5/4
  • Le style : 4/4

 

Auteur :« J.K. Rowling est l’auteur de la série Harry Potter, lue et traduite dans le monde entier. »

Résumé : Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adulte révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Pourquoi ce livre ? Livre reçu dans le cadre du match de la rentrée littéraire chez Price Minister, encore une fois merci à eux pour l’envoi. Voir la fiche du livre ici

Lu en : Novembre 2012

Chronique :

Je trouve la couverture franchement hideuse. Pour une fois que les maisons d’éditions décident de garder la couverture VO, ils n’auraient pas dû. Elle ne pousse pas à aller vers le livre, elle ne le met pas en valeur. Mais même si je râle, je ne vois pas trop ce qu’ils auraient pu mettre d’autre pour illustrer le livre, alors bon, je fais avec …

Pour être honnête, si le roman n’avait pas été signé JKR, jamais je n’aurais eu envie de le lire, le résumé de quatrième ne me tentait pas vraiment, mais j’étais trop curieuse pour résister.
A ma grande surprise (et heureusement vu la taille du livre), j’ai vraiment été emballée par ma lecture. On suit des personnes ordinaires, dans leur petite ville et leur petite vie, et on ne s’attend pas à ce que la mort d’une personne puisse bouleverser à ce point la vie de tout un village.
Tout commence par la mort de Barry Fairbrother qui laisse, entre autre, une place vacante au conseil paroissial. Suite à cela, on va suivre les réactions de tous les habitants du village, leur façon de faire face à cette mort et surtout, la bataille pour cette fameuse place. J’ai été scotchée par la fin, je ne m’y attendais pas du tout (et j’en ai pleuré). Et la seule chose qu’on peut se dire, c’est que tout ça s’est passé juste pour une petite place à prendre …
La quatrième précise que c’est le premier roman pour adulte de l’auteur, et, effectivement, c’est bien un roman pour adulte. A tous les pré-ados qui viennent de terminer Harry Potter et qui veulent encore du JKR, ne lisez pas ce livre ! L’auteur parle de sexe, de drogue, de viol, de violence en général et les thèmes et la façon d’en parler ne conviennent pas au plus jeunes.

L’énorme point fort du livre, et la seule ressemblance que l’on pourrait trouver avec HP, ce sont les personnages qui sont merveilleusement travaillés. Le petit problème étant qu’ils arrivent tous d’un coup, ça peut porter à confusion dans la première centaine de pages. Comme j’avais lu quelques chroniques avant de le lire, j’ai suivi le conseil de pas mal de blogueurs et j’ai noté les liens de parenté entre les personnages sur une feuille à côté et ça m’a bien facilité la tâche.
Je pense que c’est l’énorme atout de l’auteur, elle arrive à nous faire ressentir des sentiments très forts envers ses personnages. Il n’y en a aucun qui m’a laissé indifférente, j’avais une émotion pour chacun d’entre eux même si, Barry mis à part, ce sont les adolescents qui m’ont le plus marquée, qui m’ont fait passer le plus d’émotions.
Comme dans la vie réelle, les gens agissent tous d’une façon plus ou moins hypocrite avec les autres. Une fois rentrés chez eux, dès que l’on gratte un peu le vernis en surface, on découvre des facettes totalement différentes des personnages, ils ont chacun des secrets, des non dits, des choses qu’ils cachent et qui les rongent tous plus ou moins.
En bref, j’ai détesté Simon et Obbo, dès qu’ils apparaissaient, je m’énervais toute seule devant mon livre, je ne les supportais pas. Krystal et Sukhvinder sont celles qui m’ont le plus touchée, j’ai pleuré et ri avec elles, j’ai adoré suivre leur évolution. J’ai trouvé Mary très digne et elle m’a beaucoup émue. Stuart est une vraie tête à claques, Shirley une vraie mégère et Gavin assez pathétique.
Au final, je crois que Barry est mon personnage préféré, même s’il n’est pas vraiment là. J’ai adoré en apprendre plus sur lui par les autres personnages, la façon dont les autres le voyaient, les liens qu’il avait avec eux. C’est celui que j’ai trouvé le plus « humain ».

L’action se déroule uniquement dans le petit village de Pagford, et il est tellement bien décrit que je me le suis représenté dans son intégralité dans ma tête, je me baladais à l’intérieur avec les personnages. C’est une petite ville un peu isolée qui à l’air calme, paisible, mais une fois que l’on passe les portes, que l’on entre chez les gens, on découvre un tout autre visage de Pagford.

J’ai réussi à retrouver le style de JK Rowling, et ça m’a fait un bien fou après sa longue absence post HP. C’est fluide, les mots coulent tous seuls et les pages se tournent à une vitesse folle. Les 680 pages du roman me faisaient un peu peur à la base, et au final je ne les ai pas vues passer. En ce qui me concerne, elle a passé le test et prouvé qu’elle était une bonne auteur et qu’elle pouvait passionner ses lecteurs avec autres chose que de histoires de sorciers.

Bilan : C’est un bon livre qui signe le retour de JKR après Harry Potter. J’attends avec impatience de pouvoir lire un autre de ses romans.

Extraits :

« Il faut que tu acceptes l’idée que les autres existent. Tu as l’air de penser que la réalité est quelque chose qui se négocie, que tu peux la définir comme bon te semble et nous l’imposer. Mais tu dois te faire à l’idée que nous existons tout autant que toi ; et que tu n’es pas Dieu. » (page 127)

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